Nous nous sommes prononcés pour la mise en place des rythmes scolaires sur 9 demi journées, nécessité reconnue par tous les partenaires de l’école, tout en étant critique sur la trop grande souplesse laissée à chaque commune sur les horaires et sur le manque de moyens pérennes pour les communes dans le cadre d’un PEDT qu’elles mettraient en place.

Cette réforme a deux aspects :

- Le raccourcissement de la journée d’enseignement : si aucun horaire n’est parvenu à l’inspection d’académie avant la fin mai, le Préfet décidera des horaires, sans doute fin des cours à 15h45 et 3h le mercredi matin. La circulaire modifiant l’organisation de la semaine des élèves fait force de loi. Comment dans ces conditions, certains maires, peu nombreux, pourraient s’y opposer en n’ouvrant pas les établissements le mercredi matin où les enseignants seront présents, et en ne mettant pas en place un dispositif d’accueil pour les enfants après 15h45 ?

- Le second aspect est purement local, et de la responsabilité politique du maire vis-à-vis de ses administrés : le ministère encourage les villes qui le souhaitent à mettre en place des activités pédagogiques complémentaires sur ce temps d’enseignement libéré, avec un fond d’amorçage financier pour celles qui le feront. Libres à elles de le mettre en place ou pas, il n’y a pas d’obligation.

Est-ce sur ce point que les maires qui affirment qu’ils ne mettront pas en place la réforme, s’expriment ?

Nous les encourageons à annoncer à leurs administrés qu’aucun dispositif municipal ne sera mis en place pour prendre en charge les élèves après la fin de la classe. C’est leur droit, et leur responsabilité.

L’amalgame entre ces deux aspects, volontaire ou non, plonge les parents dans l’inquiétude, et les poussent à tout refuser en bloc.

Certaines associations, de parents ou autres, surfent sur cette vague d’inquiétude et relaient des informations émanant de groupes de pression informels et mal identifiés.

C’est cette réforme globale de l’école qui est visée, ne nous y trompons pas, et ceux qui manipulent les craintes le font dans un but de désinformation et refusent l’école de la réussite pour tous.

La réforme de l’école qui a été votée en juillet dernier n’est pas parfaite, mais va dans le sens d’une école plus démocratique qui est l’un des combats de la FCPE. Nous continuerons à peser pour l’améliorer, l’amplifier et la faire réussir.

Nous appelons tous nos adhérents à être vigilants sur les informations et rumeurs, à se rapprocher de leurs élus locaux, départementaux et nationaux pour s’informer. Les parents d’élèves FCPE sont les seuls parents libres car ils sont informés et formés par leurs instances et moins victimes de manipulations.

Nous appelons nos adhérents à être particulièrement attentifs aux informations émanant de ces groupes de pression, et distribuées sans être clairement identifiées et revendiquées par une association de parents d’élèves, déclarée en préfecture, ayant des élus sur l’établissement, en conformité avec les droits des parents d’élèves définis par le code de l’éducation.

Chaque conseil local est libre de déterminer sa position, démocratiquement et en ayant toutes les informations nécessaires pour le faire et dans le respect des valeurs portées par la FCPE.

Ne nous trompons pas de combat : la FCPE agit pour le bien être de l’élève dans l’école de la République.